2021, nous voilà !

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Salut Blog,

Bon, vu que je t’écris une fois par an (grosso modo 😀 ), on va passer sur l’épreuve du bilan (2020 en publication, c’était plutôt mort… heureusement, pas du côté de la créativité !) et se concentrer sur l’après, l’avenir à court-moyen terme, les prochains confinements prochaines sorties, 2021 quoi !

Du livre-jeu…

Si tout se passe comme prévu (ahem !) cette année, mes sorties se concentreront sur le premier semestre.

Un livre-jeu dont je vous ai brièvement parlé ici, plus précisément une romance dont vous êtes l’héroïne, dans un univers vidéoludique connu devrait voir le jour d’ici quelques mois 🙂 Je me suis beaucoup amusée à construire cet opus et j’espère qu’il plaira à toutes les lectrices (déjà joueuses ou non). Je ne peux pas vous en dire plus pour l’instant, mais je viendrai poster (ouiii un second billet en 2021 !!) quand l’annonce de sortie sera officielle.

Cette expérience m’a donné envie de consacrer plus de temps à l’écriture de livres-jeux, j’adore ce type de construction. J’ai plusieurs idées de scénario qui patientent déjà et j’espère que 2021 sera l’occasion d’en concrétiser au moins une 🙂

…et de la jeunesse

D’ailleurs, ces 2 nouvelles idées de livres-jeux se placent en jeunesse, ce qui me va très bien car j’ai envie de retourner écrire pour les plus jeunes.

A ce propos, courant mai devrait sortir en librairie les deux premiers tomes d’une nouvelle série jeunesse que Paul Beorn et moi avons écrite à quatre mains 🙂 Mélo-Méli (c’est son titre) est rempli d’histoire des sciences, de voyages dans le temps, d’expériences incroyables et d’idées loufoques. Je suis très heureuse de voir ce projet se concrétiser et, idem que plus haut, je reviendrai vous en toucher deux mots quand l’annonce de sortie sera plus concrète. Pour l’instant, nous travaillons encore avec l’éditrice et avec Marie Morelle, notre illustratrice, afin que ces premiers tomes soient aussi génialifous que possible.

Mais aussi… ?

Ben oui, parce que la machine à création ne veut jamais s’arrêter, j’aimerais sur 2021 :

  • Terminer un premier jet que j’ai en cours et destiné aux (jeunes) adultes, La Mort des Phoenix (titre de travail). On est (du moins au début) dans du fantastique. J’ai dépassé la moitié et j’espère avoir bouclé l’écriture avant corrections d’ici mars.

    En voici le pitch (trop long comme d’habitude) :

    Camille, ado mal dans sa peau, perd brutalement ses parents dans un accident de voiture. Son frère Alix, avec qui elle entretient une relation fusionnelle, disparait lui aussi, mais son corps n’est pas remonté du fleuve. Pour Cam, c’est sûr, Alix est en vie, quelque part. Elle le sent. Bien décidée à le retrouver, elle fugue de l’hôpital et fait la connaissance d’un certain Nico, mystérieux musicien d’un groupe de métal. Ce dernier lui apprend que si elle est encore en vie, ce n’est pas pour des raisons très « humaines » : Cam est un Phoenix, comme Nico, capable de faire appel à la mémoire de ses anciennes vies pour se sortir de situations délicates…Nico propose un marché à Cam : il l’aide à retrouver son frère et, en contrepartie, Cam devra l’aider en retour. L’aider à quoi ? Nico n’en dit rien. Mais sans son frère, Camille n’est que la moitié d’elle-même ; elle accepte le deal, à ses risques et périls…
  • Imaginer un scénario de livre-jeu pour des lecteurs plus âgés, peut-être plus ambitieux dans sa construction, et dans un univers qui m’appartient. Ce ne serait pas pour l’écrire sur 2021, mais au moins en poser les jalons. Je crois que j’aimerais bien aussi réinvestir l’univers d’un roman de fantasy qui n’avait pas trouvé preneur (Faites vos jeux) et l’adapter pour du livre-jeu… 🙂
  • Travailler avec Paul sur un autre projet qui sort des sentiers battus, comme nous avons pu le faire les années précédentes. 2021 sera peut-être l’occasion d’avancer sur notre jeu de société, ou d’envisager une toute nouvelle création, littéraire, ludique, ou les deux à la fois 🙂

Et en s’éloignant encore plus…

J’ai d’autres passions et centres d’intérêt que l’écriture, 2021 sera l’occasion de leur donner de la place. J’aimerais :

  • Tricot : terminer un pull débuté en 2020, en débuter un nouveau sur 2021
  • Lire au moins 15 romans sur l’année
  • Terminer au moins 5 jeux vidéos sur l’année (une grande source de créa et d’inspiration pour moi, mais qui prend du temps)
  • Poster au moins 1 fois par mois sur ce blog (allez, on y croit !!) ne serait-ce que pour venir parler de découvertes faites sur la toile. J’effectue beaucoup de recherches documentaires pour les autres dans le cadre de mon activité professionnelle, mais je prends assez peu de temps pour enregistrer, conserver, valoriser ce qui peut être utile pour moi-même et mes activités créatives (les cordonniers sont les plus mal chaussés, blablabla)
  • Voyager à l’étranger (là-aussi, on croise les doigts… si les conditions sanitaires le permettent)

Plein de bises-avec-le-coude pour celles et ceux qui passeront par ici, que l’année 2021 soit lumineuse pour vous et vos proches 🙂

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DMV #9 : Inkarnate, l’outil puissant de cartographie en ligne

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Quelques jours avant mes vacances, je voulais mettre à jour une carte pour Ludonesia (le monde de fantasy où évolue l’intrigue de FVJ).
Une copine m’a montré ce qu’elle obtient avec beaucoup de talent et Photoshop (le résultat est à pâlir d’envie). Problème dans mon cas : je n’ai ni photoshop, ni talent, alors autant vous dire que c’était mal parti xD
Alors comme d’habitude, je me suis reposée sur mes compétences en matière de recherche web (on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a).
Il y a quelque temps, j’étais tombée sur un site (un peu vieillot, certes, mais complet et plein de bons conseils) à propos de la création cartographique. Bien entendu, ça ne me suffisait pas. Je voulais un rendu de la mort qui tue, le truc avec des textures parcheminées, des ombres, du relief, etc. Le truc que vous obtenez quand vous ouvrez une map dans un jeu vidéo de fantasy, voyez.

Eh bien j’ai trouvé.
Alors attention  : ce logiciel full web (j’insiste, pas d’installation nécessaire, tout se fait dans votre navigateur) est actuellement en bêta ouverte, depuis l’été 2016. Ce qui signifie que très bientôt, une version payante verra le jour… Et je n’ose imaginer à quel prix tellement l’outil est puissant.

Inkarnate vous permet de donner vie à vos univers de fantasy, avec une simple souris et de l’envie. En moins de deux heures, j’ai obtenu cette carte de Ludonesia :

MapFinale

Ici, je n’ai pas exploité la totalité des options disponibles. Il y a possibilité de dessiner des reliefs, des forêts, d’importer ses propres icônes et visuels, d’ajouter des notes… Une fois que vous avez terminé votre travail, Inkarnate vous permet de l’exporter en .jpg, et toutes vos cartes sont conservées sous votre profil en ligne.

(Un autre essai sur le détail de la région de Baccara : j’ai importé un .png de montgolfière pour indiquer les embarcadères et tester cette fonctionnalité – pour l’instant limitée à 10 importations, apparemment)

detailbaccara_sansgrille

Le gros plus de ce DMV : sa communauté énorme (150000 participants, d’après les dev), dont on peut avoir l’aperçu sur reddit. Les partages de cartes vont bon train 🙂

Les féru.e.s de carto imaginaire (auteurs, maîtres de jeu, etc.), Inkarnate est donc un petit bijou fait rien que pour vous. Profitez de la version bêta pour vous en faire une idée plus précise !

Parce que Le Nôtre doit bien se marrer…

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(Cet article est voué à l’humour)
Nous, les auteurs, il parait qu’on aime bien jouer sur avec les mots et que leurs définitions, même pas peur, on s’en affranchit de temps à autre pour des effets de style.
Même si bon, les définitions, c’est quand même bien de s’y référer quand on écrit. Je suis la reine de l’approximation (j’veux dire, qui peut se targuer d’avoir déjà employé sodomie à la place de lobotomie dans une conversation estudiantine ?) et souvent, quand on me relit, on me pointe le défaut suivant : « euh, t’es sûre que tu voulais dire ça ? parce que ce mot-là, il signifie pas du tout ça, en fait, il veut dire le contraire, voilà voilà, et sinon, tout va bien, tu arrives à publier ? »

Alors, j’essaie de me corriger, d’abord.
Vous allez sans doute me demander ce que vient faire André (Le Nôtre) dans l’histoire. J’y viens.
On range souvent les auteurs (et disons, leur « méthodologie » de création) en deux grandes catégories. Robin Hobb  a proposé il y a quelques temps des intitulés qui sont désormais très utilisés.
D’un côté, il y aurait donc les architectes, ceux qui feraient tout de façon organisée, qui créent trouze mille plans et des billiards de fiches : fiches personnages, fiches univers, fiches séquences, fiches scènes, fiches fiches, etc.
De l’autre, il y aurait les jardiniers, ceux qui feraient euh… ceux qui feraient le contraire des architectes. Pas de plan, pas de fiche, pas d’organisation.

Bon, déjà il faut que je vous avoue que, de manière générale, j’ai du mal avec les catégories. Oui je sais, c’est un peu bizarre cet aveu, d’autant plus quand ça vient d’une documentaliste de métier, mais j’ai vraiment du mal. Je n’aime pas les cases (sauf celles du Monopoly. Surtout les oranges. Si ça vous intéresse, je pourrais faire un prochain billet sur les stratégies au Monopoly, mais ça me prendrait des heures et j’ai 300k signes qui attendent d’être corrigés).
Je n’aime pas les cases, surtout quand on veut mettre des gens dedans.
Par ailleurs, même si j’adore faire des plans, prévoir, anticiper, je me retrouve souvent devant des scènes qui, après écriture, ne ressemblent pas du tout à ce que j’avais prévu et je m’adapte. Du coup, je sais pas trop si je rentre dans l’une ou l’autre des catégories et j’ai envie de dire que c’est tant mieux.

Mais revenons donc aux « architectes » et aux « jardiniers ».
Après une assez longue discussion avec un ami (non arrosée, la discussion. C’est important de le noter), on a fini par conclure que ces appellations ne sont pas très appropriées pour ce qu’elles sont censées représenter.
Sérieusement : Est-ce que vous avez déjà discuté avec un VRAI jardinier ? Je veux dire… Un jardinier, ça passe son temps à anticiper. Le temps qu’il fait, les bonnes saisons pour planter, bouturer, rempoter, les bons moments pour ramasser, arroser, entretenir. Un jardinier, ça prévoit l’agencement de son jardin, ça fait des plans pour pas que le carré de pétunias se fasse bouffer par les fougères, ça organise des chemins, ça trace des allées. Un bon jardinier ne fait jamais sans planifier. JAMAIS.


J’ai donc de la sympathie pour André (Le Nôtre) qui à mon avis, planifiait à mort avant de créer un jardin, et même un jardinet. S’il avait pas fait ça, il aurait sans doute vite perdu son pass VIP pour la cour du Roi, tiens.
Peut-être que Robin Hobb ne jardine pas. Ou qu’elle jardine comme moi, ce qui se limite à acheter une plante en pot et à observer de temps à autre comment elle se débrouille pour survivre sans eau, sans changement de terre, sans rien du tout. (Oui. Ca fait 6 mois et elle n’est toujours pas morte. Je crois que j’ai une plante zombie dans mon salon, d’ailleurs j’ai l’impression de l’entendre gratter la porte de ma chambre en pleine nuit).
En fait, j’aurais même tendance à penser qu’un architecte, c’est vachement plus bordélique en comparaison. Un bon architecte, ça a toujours trois mois de retard minimum sur ses prévisions qui n’en étaient pas vraiment, ça demande quelques dizaines de millions supplémentaires sur le budget parce que ça n’avait pas prévu l’instabilité causée par un terrain meuble (spéciale dédicace à un musée lyonnais), ça s’adapte au fil de la construction et ça change de souvent de direction.
En résumé : côté approximation dans les définitions, je suis battue à plates coutures.

Du coup, après la même interminable discussion, mon ami (celui qui n’est pas imaginaire. Mes amis imaginaires préfèrent en ce moment papoter avec ma plante zombie) et moi-même avons choisi deux nouveaux termes qui, Ô joie, sont sur le thème de ce site 🙂
Pour ceux qui n’aiment pas les plans : les autostoppeurs, ça le fait.
Pour ceux qui aiment les plans : les conducteurs de train, ça voyage aussi.
Sinon, la version anglicisée donnerait globe-trotters ou hitchhikers d’un côté, tour operators de l’autre.

Alors, qu’est-ce vous en dites ?