Les jeux sont faits

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Date de mise en ligne du dernier article sur ce blog délaissé : 16 juillet 2015… Ahem.
Ben, oui, mais ce que j’écris pas ici, je l’écris ailleurs, promis !
Et du coup, je peux maintenant l’annoncer gaiement, avec un joli screenshot en plus de ça…
FVJ statistiquesFVJ, enfin, Faites vos jeux (c’est son nom de code, peut-être que je le garderai, peut être pas, j’hésite encore, même s’il m’est venu assez spontanément 🙂 ) est un « beau bébé », de plus d’un million de signes pour sa première mouture.
J’ai terminé le premier jet, oui, OUI !

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Je partais avec un doute extrême, le fait de ne pas arriver à déployer mon univers comme il le fallait, qu’il soit trop à l’étroit…
Au final, j’ai allègrement dépassé la borne des 500000 signes que je m’étais fixée, preuve que l’univers a pris la place dont il avait besoin 😀
En 2012, je ne savais pas si j’étais capable d’écrire un roman…
Aujourd’hui, je viens de terminer mon troisième, au bout de 9 mois d’écriture et de légères corrections.
Et en 9 mois sur un projet, on apprend beaucoup sur soi et sa façon personnelle de travailler.

D’abord, je retiens une chose, c’est que la régularité pour moi est essentielle, mais que j’ai dû aussi aussi apprendre à me laisser du temps. En gros, sur ces 9 mois, j’ai écrit tous les jours « ou presque ». Lorsque l’écriture bloquait, j’ai fini par m’apercevoir que c’était souvent à cause d’un problème structurel : quelque chose clochait, quelque part, dans mon roman, pas forcément à cause de la scène en cours d’écriture, mais il y avait quelque chose dans l’intrigue, son articulation, qui n’allait pas.
Ces jours-là, il fallait absolument que je pose le crayon, parce qu’essayer d’écrire dans ses conditions n’apportait rien de bon.
Donc, de la régularité, oui, avec des « respirations » pour cogiter et revoir ses plans.

Ce qui m’amène à un autre point. Je suis quelqu’un qui aime planifier et qui le fait pas mal avant de se lancer dans l’écriture. Je fais peu de recherches mais par contre, je tiens à partir avec un plan de départ, un cadre d’ensemble qui me « semble » cohérent…
Pour mieux le démolir ensuite 🙂
Durant ce projet, je n’ai pas arrêté de revoir mes plans en cours de route. Les gros moments-clefs de mon intrigue, le rythme global correspond à celui que j’avais prévu, mais entre ces moments là, ça ne ressemble plus du tout à ce que j’avais planifié.
Et alors ?
Et alors rien, juste pour dire que lorsque je planifie, c’est surtout pour avoir un cap, savoir vers où je me dirige, et que si une idée qui me semble meilleure pour l’intrigue apparait en cours de route, je suis capable de tout balayer pour reconstruire un nouveau plan de route.

Ensuite, j’ai pu voir que j’adore toujours autant écrire des dialogues :-). Et quand je dis « dialogues », je ne désigne pas seulement les « répliques », mais aussi les incises, et tout ce qui les entoure, ce qui crée la scène dialoguée parce que pour moi, ces éléments constituent un tout indivisible.
Quand j’écris des dialogues, je me rends compte, d’ailleurs, que ça ressemble toujours un peu à la même chose.
J’écris un enchainement de 3, 4 répliques, puis je reviens en arrière, je glisse des incises, puis je reviens en arrière, j’ajoute des répliques, puis je reviens encore en arrière et rebelote, je glisse une phrase par ci par là, pour continuer d’étoffer le dialogue à la façon d’un arbre de Noël où j’aurais laissé des branches vides.
Et cette technique fonctionne du tonnerre pour moi, parce que ça me permet de ne jamais oublier qui « joue », qui « s’exprime » et donc, « comment » ce personnage s’exprime « avec qui » (en lien avec son vécu, son caractère, ses relations, etc).
Bon sang il faudrait vraiment que j’écrive un scénar’, je suis certaine que je prendrais mon pied *toussote*.

Enfin, je suis contente d’avoir écrit un roman à univers. C’est grisant, parce qu’il faut à la fois penser à tout, et faire le tri dans ce qui est vraiment utile pour l’histoire qu’on raconte, en même temps esquisser plein de choses, mais ne pas trop en dire non plus… Un exercice d’équilibriste en sorte, mais enthousiasmant, enrichissant :-). J’ai toujours l’impression de manquer d’idées lorsque j’écris, mais quand je jette un œil au contenu de cet univers là, ça me rassure un peu.
Sinon, j’ai retrouvé de vieilles notes datant d’il y a environ 8 ans, un début de texte avec un mec lambda qui se retrouvait catapulté dans un monde où les dieux jouaient à un Destin grandeur nature… (oui, Destin est un jeu de société bourré de hasard façon Jeu de l’oie et il n’y a qu’une seule stratégie possible pour gagner : faire de meilleurs jets que les autres, mais j’embête tous ceux qui n’aiment pas les jeux de hasard. Et le Monopoly est un jeu formidable. *Troll*). Comme quoi, les idées ont vraiment la dent dure 🙂

Ça n’a pas été facile tous les jours, mais je me sens bien dans Ludonesia, et je sais que j’y retournerai avec plaisir, ce qui était un autre objectif pour ce projet 🙂
D’ailleurs, j’y retourne… Dès demain 😀 (corrections du dernier tiers oblige, j’ai pris plein de notes durant l’écriture, je vais d’ores-et-déjà les appliquer).
Et ce soir je sabre le champomy 🙂

PS : Ah oui et promis, je viens faire un article sur mon nano très bientôt, parce que oui, je vais faire le nano, oui, je vais commencer un autre roman, jeunesse et plus court, dans pas longtemps. Genre en novembre 2015, quoi.

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[FVJ] 3 mois d’écriture, 50% d’atteints, et des questions à la pelle

N’étant pas une fan des recherches pendant l’écriture du premier jet, il m’arrive pourtant d’en effectuer quelques-unes, ne serait-ce que pour débloquer une situation, trouver de meilleures alternatives à l’action.
Depuis quelques jours, j’ai enfin dépassé les 50% du premier jet (grosso modo, bien sûr, je ne suis jamais certaine du volume exact), avec une bon débit moyen compte tenu de mon rythme habituel (bientôt 550k signes en 3 mois, je suis plutôt satisfaite vu que j’avais fait moins en 7 mois l’an dernier 😀 dire que je pensais avoir atteint la fin du roman à ce volume-là. L’illusion des débutants, hein :P)
Parmi les questions qui ont demandé de courtes recherches, en vrac (attention, euh… spoilers ?) :
– À quelle vitesse une montgolfière s’écrase-t-elle sans (trop) blesser ses occupants ?
– Quelles sont les règles du Backgammon ?
– Est-ce que ce sont les cartes Chance du Monopoly qui peuvent envoyer le joueur sur une autre case ?
– À quoi ressemble l’architecture d’un galion ?
– Pourquoi appelle-t-on les « Fous » ainsi, aux Echecs ?
– A-t-il existé par le passé des châteaux/cités avec des douves successives ?
– Comment s’organisaient certaines batailles rangées du XVIIe / XVIIIe ?
– Quelles étaient les armes et armures de prédilection de cette même époque ?
– Quel cri fait un Chocobo (sisi, je vous jure) ?


Des jeux, des batailles, des ballons et des galions. Vous êtes prévenus 🙂
En attendant, je repars au combat !