T’as prévu quoi pour 2019 ?

2 Comments

2018 a été une année riche en textes : 3 premiers jets (et demi !) écrits, 4 romans passés au tamis des corrections éditoriales, deux romans jeunesse publiés, une nouvelle pour Emergences et des rencontres géniales sous la bonne étoile de la Charte…

Alors pour 2019, je compte bien continuer sur cette lancée 🙂

J comme Jeu(x)

Puce et Globule m’a permis d’expérimenter la construction d’énigmes au sein d’une collection jeunesse. Quel pied !!! Je ne remercierais jamais assez mon éditeur pour sa proposition d’aller dans ce sens. Mettre Puce et Globule « en jeux » a été (et est encore !) un vrai plaisir de créatrice. Dans le futur, j’aimerais pouvoir continuer à tisser des liens entre le ludique et la littérature, alors je me tiens au courant des productions éditoriales qui prennent cette direction-là…


Pour d’autres projets, il faut bien tourner la page… Faites vos jeux (ce roman qui hurle mon amour pour le ludique) est rangé dans un carton virtuel depuis l’année dernière. J’aimerais trouver le temps de valoriser son univers, mais je crois que pour ça, il me faudra écrire une tout autre intrigue. Sur 2019, je me pose comme objectif de travailler un synopsis pour une nouvelle histoire dans les contrées de Ludonesia 🙂 Et puis, qui sait ? Peut-être que cette année sera celle du Livre dont vous êtes le héros ? C’est une autre envie qui me trotte en tête depuis que je suis gamine. Je me dis que je finirai bien par la concrétiser, et Ludonesia est un univers qui pourrait se prêter à ce genre de création…

P comme Publication(s)

Pour 2019, j’ai déjà des sorties prévues, puisque la série Puce & Globule connaîtra deux nouveaux opus et qu’ils sont programmés sur cette année 🙂 Toute l’équipe édito, l’illustrateur de génie Yannick Robert et moi-même travaillons en ce moment-même à leur peaufinage… Rendez-vous dans le courant du premier semestre pour en savoir plus 🙂

I comme Inachevé

Au bout de la route est un roman de planet opera dont j’ai entamé l’écriture début 2018…. et sur lequel je n’ai pas encore trouvé le temps de retourner. Comme il m’est tout bonnement impossible de travailler sur plusieurs textes en même temps et qu’en ce moment, c’est plutôt le merveilleux qui me motive, je ne suis pas prête d’atteindre ce bout de la route 🙂 Mais je ne me tracasse pas : quand le temps et l’envie seront au rendez-vous, je m’offrirai une nouvelle virée dans l’espace. 2019 sera peut-être la bonne année pour ça, ou pas !

E comme Emergences

En 2018, le concours Emergences de la Charte a été une superbe opportunité afin de découvrir de manière plus profonde le monde de l’édition jeunesse 🙂 Et il semblerait qu’on nous ait prévu, aux 11 autres lauréats et à moi-même, un programme de « valorisation » de nos textes sur 2019, avec des potentialités en régions. Du coup, de ce côté, il nous suffit d’attendre pour voir ! Je sais déjà que ce ne sera que du bon 🙂

T pour Tricot

Non, je n’ai pas non plus le temps de me remettre aux arts de la laine… Mais depuis peu, je suis plongée dans la création d’un univers qui les met à l’honneur 🙂 J’ai pitché ce projet plusieurs fois à Montreuil et j’ai été surprise de voir qu’il pouvait attiser l’intérêt. Au final, comme cette histoire de Fée des Laines me démangeait les doigts et les neurones, la moitié du premier jet est d’ores-et-déjà dans la boîte. Sur 2019, je compte bien finaliser ce texte et voir ce qui peut en être fait.

S pour Sciences

Avec Puce et Globule, c’était clairement l’un de mes objectifs premiers : combiner sciences et imaginaire pour amener les lecteurs à rêver des deux 🙂 En 2019, j’aimerais prendre le temps de réfléchir sur un autre projet d’écriture, peut-être pour des lecteurs plus jeunes, mais qui allierait toujours les sciences et SFFF 🙂 Je vais tâcher de faire des recherches documentaires et des tests sur cette année, voir ce que j’obtiens en matière de texte… J’espère arriver à quelque chose d’ici fin 2019.

H pour Humour

Ça, c’est une autre de mes grandes envies : arriver à glisser de l’humour dans un texte, voire même du délirant complet. J’ai essayé de bosser ça sur une nouvelle, mais je trouve l’humour toujours très difficile à façonner à l’écrit, d’autant que sa réception est imprévisible. C’est pas pour rien que les stand-uppers se rodent sur leurs premières dates, et eux ont la chance de recevoir des retours directs. Il y a finalement très peu de textes humoristiques qui m’ont atteinte en tant que lectrice (contrairement aux films) et je me dis que la littérature humoristique souffre forcément de contraintes inhérentes à l’écrit : pas de sons, pas (ou peu) d’images, donc des formes d’humour quasi impossibles à atteindre… Bon allez, je ne désespère pas ! Ce ne sera peut-être pas pour 2019, mais je me fixe l’humour littéraire comme objectif à atteindre sur le long terme 🙂

Le Scrabble divinatoire pour mon année 2019 ?

Voyons voyons, nous avons un J, un P, un I, un E, un T, un S et un H… Ce qui nous donne :

  • PISTE (hmm *prend un air de voyante inspirée*)
  • HITS (pas mal !)
  • STIPE (c’est de la botanique ! donc qui dit botanique dit sciences, n’est-ce pas ? 😀 )
  • JETS (y’a des chances qu’il y en ait, et même plusieurs)
  • SEPT (ah non, pas autant peut-être ?)

Allez, un dernier pour la route *mélange une dernière fois les lettres de son Scrabble*

  • SHIT

Ah.
D’accord.

Non mais c’est de l’Anglais, ça compte pas ! 😀
Bonne et heureuse année 2019, les loulous, plein de joies et de créativité pour vous 🙂

Les jeux sont faits

No Comments

Date de mise en ligne du dernier article sur ce blog délaissé : 16 juillet 2015… Ahem.
Ben, oui, mais ce que j’écris pas ici, je l’écris ailleurs, promis !
Et du coup, je peux maintenant l’annoncer gaiement, avec un joli screenshot en plus de ça…
FVJ statistiquesFVJ, enfin, Faites vos jeux (c’est son nom de code, peut-être que je le garderai, peut être pas, j’hésite encore, même s’il m’est venu assez spontanément 🙂 ) est un « beau bébé », de plus d’un million de signes pour sa première mouture.
J’ai terminé le premier jet, oui, OUI !

f09fc-alice-au-pays-des-merveilles
Je partais avec un doute extrême, le fait de ne pas arriver à déployer mon univers comme il le fallait, qu’il soit trop à l’étroit…
Au final, j’ai allègrement dépassé la borne des 500000 signes que je m’étais fixée, preuve que l’univers a pris la place dont il avait besoin 😀
En 2012, je ne savais pas si j’étais capable d’écrire un roman…
Aujourd’hui, je viens de terminer mon troisième, au bout de 9 mois d’écriture et de légères corrections.
Et en 9 mois sur un projet, on apprend beaucoup sur soi et sa façon personnelle de travailler.

D’abord, je retiens une chose, c’est que la régularité pour moi est essentielle, mais que j’ai dû aussi aussi apprendre à me laisser du temps. En gros, sur ces 9 mois, j’ai écrit tous les jours « ou presque ». Lorsque l’écriture bloquait, j’ai fini par m’apercevoir que c’était souvent à cause d’un problème structurel : quelque chose clochait, quelque part, dans mon roman, pas forcément à cause de la scène en cours d’écriture, mais il y avait quelque chose dans l’intrigue, son articulation, qui n’allait pas.
Ces jours-là, il fallait absolument que je pose le crayon, parce qu’essayer d’écrire dans ses conditions n’apportait rien de bon.
Donc, de la régularité, oui, avec des « respirations » pour cogiter et revoir ses plans.

Ce qui m’amène à un autre point. Je suis quelqu’un qui aime planifier et qui le fait pas mal avant de se lancer dans l’écriture. Je fais peu de recherches mais par contre, je tiens à partir avec un plan de départ, un cadre d’ensemble qui me « semble » cohérent…
Pour mieux le démolir ensuite 🙂
Durant ce projet, je n’ai pas arrêté de revoir mes plans en cours de route. Les gros moments-clefs de mon intrigue, le rythme global correspond à celui que j’avais prévu, mais entre ces moments là, ça ne ressemble plus du tout à ce que j’avais planifié.
Et alors ?
Et alors rien, juste pour dire que lorsque je planifie, c’est surtout pour avoir un cap, savoir vers où je me dirige, et que si une idée qui me semble meilleure pour l’intrigue apparait en cours de route, je suis capable de tout balayer pour reconstruire un nouveau plan de route.

Ensuite, j’ai pu voir que j’adore toujours autant écrire des dialogues :-). Et quand je dis « dialogues », je ne désigne pas seulement les « répliques », mais aussi les incises, et tout ce qui les entoure, ce qui crée la scène dialoguée parce que pour moi, ces éléments constituent un tout indivisible.
Quand j’écris des dialogues, je me rends compte, d’ailleurs, que ça ressemble toujours un peu à la même chose.
J’écris un enchainement de 3, 4 répliques, puis je reviens en arrière, je glisse des incises, puis je reviens en arrière, j’ajoute des répliques, puis je reviens encore en arrière et rebelote, je glisse une phrase par ci par là, pour continuer d’étoffer le dialogue à la façon d’un arbre de Noël où j’aurais laissé des branches vides.
Et cette technique fonctionne du tonnerre pour moi, parce que ça me permet de ne jamais oublier qui « joue », qui « s’exprime » et donc, « comment » ce personnage s’exprime « avec qui » (en lien avec son vécu, son caractère, ses relations, etc).
Bon sang il faudrait vraiment que j’écrive un scénar’, je suis certaine que je prendrais mon pied *toussote*.

Enfin, je suis contente d’avoir écrit un roman à univers. C’est grisant, parce qu’il faut à la fois penser à tout, et faire le tri dans ce qui est vraiment utile pour l’histoire qu’on raconte, en même temps esquisser plein de choses, mais ne pas trop en dire non plus… Un exercice d’équilibriste en sorte, mais enthousiasmant, enrichissant :-). J’ai toujours l’impression de manquer d’idées lorsque j’écris, mais quand je jette un œil au contenu de cet univers là, ça me rassure un peu.
Sinon, j’ai retrouvé de vieilles notes datant d’il y a environ 8 ans, un début de texte avec un mec lambda qui se retrouvait catapulté dans un monde où les dieux jouaient à un Destin grandeur nature… (oui, Destin est un jeu de société bourré de hasard façon Jeu de l’oie et il n’y a qu’une seule stratégie possible pour gagner : faire de meilleurs jets que les autres, mais j’embête tous ceux qui n’aiment pas les jeux de hasard. Et le Monopoly est un jeu formidable. *Troll*). Comme quoi, les idées ont vraiment la dent dure 🙂

Ça n’a pas été facile tous les jours, mais je me sens bien dans Ludonesia, et je sais que j’y retournerai avec plaisir, ce qui était un autre objectif pour ce projet 🙂
D’ailleurs, j’y retourne… Dès demain 😀 (corrections du dernier tiers oblige, j’ai pris plein de notes durant l’écriture, je vais d’ores-et-déjà les appliquer).
Et ce soir je sabre le champomy 🙂

PS : Ah oui et promis, je viens faire un article sur mon nano très bientôt, parce que oui, je vais faire le nano, oui, je vais commencer un autre roman, jeunesse et plus court, dans pas longtemps. Genre en novembre 2015, quoi.

Categories: Ecritures, Romans Étiquettes : , , ,