DMV #14 : Ricochet, la mine d’or en littérature jeunesse

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Pour ce nouveau DMV, j’ai décidé de faire un article sur un portail dont je ne perds jamais une occasion de vanter les mérites : Ricochet.

Accueil-Ricochet-Mozilla-Firefox

Je suis certaine que pas mal d’entre vous en ont déjà entendu parlé.
Quand on fait une recherche en littérature jeunesse francophone, Ricochet est un INCONTOURNABLE. (oui, en majuscules et en gras :p )
Le portail est développé par l’Institut suisse Jeunesse et médias, et son point fort à mon sens, c’est son moteur de recherche avancée qui vous permet de trouver, dans une base riche de plus de 60 000 titres, le ou les ouvrages jeunesse qui vous intéressent.

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Grâce à lui, vous pouvez filtrer par support (ils appellent ça « genre », mais pour moi ça prête à confusion, surtout en imaginaire), collection, éditeur, auteur/illustrateur, date de publication, mais aussi (et c’est très puissant) par âge cible, mots-clés présents dans les résumés/avis de lecture et même thèmes.

Le champ thèmes est un champ indexé (c’est à dire que vous avez un certain nombre de thèmes à l’intitulé normalisé qui vous est proposé), mais il est tout de même très complet et aide vraiment à affiner la recherche.

Vous pouvez aussi filtrer sur des critères tels que :

  • Est-ce que l’ouvrage a reçu un prix littéraire ?
  • Est-ce que l’ouvrage a été sélectionné par les rédacteurs de Ricochet ?
  • Est-ce que la fiche de l’ouvrage comprend un avis de lecture ?

En effet, l’autre grande force de Ricochet, ce sont ses avis de lecture, qui permettent à mon sens d’avoir un aperçu plus approfondi des œuvres pour vous aider à faire votre choix, quelle que soit la raison pour laquelle vous utilisez le moteur.

  • Vous êtes parent/proche et vous souhaitez offrir un ouvrage jeunesse pour un enfant/adolescent de votre entourage ?
  • Vous êtes enseignant/animateur/éducateur et vous avez besoin d’un ouvrage jeunesse comme base de construction d’une séquence pédagogique ?
  • Vous êtes auteur, et vous voulez connaître ce qui se fait sur une certaine thématique ? Ce qui a été publié par tel ou tel éditeur ? Ce qui est plébiscité ? Ou bien vous souhaitez vous documenter sur un âge-cible précis ?

Ricochet sera un excellent point de départ pour vos recherches exploratoires.

A noter qu’à côté de cela, le portail est une mine d’or informationnelle sur les éditeurs (plus de 1800 notices), les auteurs/illustrateurs (plus de 15000 répertoriés) pour la jeunesse. Il y a même une base de données des « prix littéraires » jeunesse (où vous pouvez filtrer par pays), avec des fiches qui rassemblent notamment les noms des lauréats de chaque année.

2018-11-18 12_17_17-Les Pépites du Salon de Montreuil _ Ricochet

Mais Ricochet, c’est aussi un site d’actualités et d’interviews autour de la littérature jeunesse francophone. Si je trouve un peu bizarre le classement de leurs résultats de recherche sur la page dédiée (les actualités ne sont pas rangées par ordre anté-chronologique, du coup vous avez les actus les plus anciennes qui apparaissent en premier sur la page EDIT du 21/11/2018 : après discussion avec l’un des super-héros responsables du site, il s’est avéré que c’était un bug ! Les actus les plus récentes sont bien en premier sur la page 🙂 ), l’idéal est tout de même de s’abonner à la newsletter afin de recevoir les infos directement sur sa boite mail.

Le petit + de ce DMV : la possibilité de se créer une bibliographie (un panier de notices que vous aurez préalablement sélectionnées), histoire de l’imprimer une fois votre recherche terminée… et de filer avec en librairie 🙂

Ceci n’est pas un aéroport

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Non non.

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Ce n’est pas non plus un hall de gare, ou une station de métro.
Ceci, mes amis, est l’un des nombreux et immenses couloirs que compte la Frankfurt Book Fair
Parce que oui, j’étais en vacances à Francfort cette semaine ! Alors j’en ai profité pour visiter la plus grande foire du livre d’Europe.

Un petit tour en photos et liens ?

2017 : La France était l’invitée d’honneur, cette année. Du coup, notre beau pays avait une salle d’exposition/conférences/lounge bar très sympathique – vive les « heures joyeuses » !

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C’était tellement énorme que je n’ai pas tout visité, vous vous en doutez. Je suis restée à fureter dans le Hall 5 (sans doute le plus petit, uniquement sur deux étages).
Je vous laisse rigoler en regardant le plan.

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Et donc sur la photo, le bâtiment en face sur trois étages, c’est le Hall 4. En bas, c’est un concert dans l’agora. Et sur la gauche, le truc qui ressemble à un stade, c’est… le Hall 3, notamment réservé à l’autoédition et aux petits éditeurs indépendants. Ça donne légèrement le tournis.
Pour les auteurs (autoédités, en recherche d’éditeur…), la Book Fair a mis en ligne un guide pour l’action ! C’est en anglais, mais certains des conseils prodigués me semblent tout aussi intéressants dans un autre cadre que celui de la foire du livre de Francfort.

Mais revenons au Hall 4, où les maisons d’édition du monde entier avaient leur stand (la France, en tant qu’invitée, était bien représentée, et l’imaginaire aussi, avec des maisons comme Bragelonne, l’Atalante, Balivernes, etc. Vous voulez en savoir plus sur les professionnels présents ? Faites vous plaisir, la Book Fair met un catalogue à votre disposition). Comme c’était vendredi (journée pro), beaucoup d’entre eux étaient en rendez-vous.

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D’ailleurs c’était bien aménagé pour remplir cet objectif, avec de petites tables façon bistrot histoire de négocier des contrats dans un cadre tout à fait confortable 🙂

On termine avec un retour dans la salle d’expo de la France, où l’histoire de l’édition du pays nous est contée… (désolée, le panneau était tellement grand, et en L, que je n’ai pas pu le prendre en entier !)

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J’ai quitté la Foire avec le sentiment d’en avoir à peine effleuré la surface : il y a beaucoup de choses à voir et à faire sur place. Un conseil : si vous y allez, montez un plan d’attaque pour ne pas vous éparpiller !
Je vous laisse avec une dernière photo de l’exposition française, qui faisait la part belle aux illustrateurs :

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Retour à la réalité imminent

Voilà. Les Imaginales 2014, c’est terminé. Déjà.
Ce weekend prolongé de quatre jours restera gravé dans ma mémoire. Je m’autorise à ne pas tout raconter (après tout, il y a des moments qui n’appartiennent qu’à moi), mais je vais essayer d’en faire un compte-rendu fidèle.

Jeudi : j’arrive sous un ciel grisâtre, trombes de pluie à l’appui, mais j’ai déjà le sourire aux lèvres en pensant à la suite. Ma boule de cristal m’a annoncé qu’il y aurait beaucoup de grenouilles dans le coin, alors je suis joyeuse 🙂 Dépot des affaires à l’hôtel, direction le parc du Cours où je repère les lieux. De loin, j’aperçois une certaine Cindy Van Wilder dans une table ronde improvisée à l’extérieur d’un des lieux du festival (orage oblige, le chapiteau avait été fermé). Je traverse les lieux afin de découvrir le coeur des Imaginales : les allées de stands. Au centre, les librairies et les auteurs en dédicace s’installent petit à petit. Sur les côtés, les éditeurs sont déjà à l’affût. Le jeudi, c’est le jour des scolaires, et il y a déjà du passage m’explique monsieur Editions du Chat Noir (coucou Mathieu), c’est très positif pour le reste du weekend.
Je récupère un casse-croûte, et puis je vois arriver les grenouilles. C’est parti pour la chasse aux informations éditoriales ! On est aussi là afin de mettre à jour un guide bien utile aux jeunes auteurs SFFF, alors entre deux fous-rires, on interviewe, on glane des données nouvelles.
Et puis 18h arrive. Direction l’espace Cours, un bâtiment blanc à la large baie vitrée donnant sur la Moselle : le paysage est magnifique. D’autres grenouilles nous y retrouvent. On s’installe pour une conférence qui débute sous peu, à propos de techniques d’écriture. J’envoie de façon tout à fait volontaire un sms afin de déstabiliser l’un des conférenciers (qui n’a pas bronché en le lisant : cher Paul, je suis admirative !). Après la conférence, on en profite pour retourner aux stands et récupérer nos premières dédicaces. On fait travailler les stylos de Silène Edgar et Paul Beorn pour leur 14-14 🙂 La suite de la soirée se déroule dans un restaurant au centre d’Epinal (où on a piqué la place à d’autres auteurs, heureusement c’était des copains et la salle était assez grande pour accueillir tout le monde), puis dans un bar à vins où des lectures nocturnes sont prévues. J’ai notamment l’occasion de rencontrer monsieur Bragelonne (coucou Stéphane). Les bouteilles filent, les discussions autour de l’écriture aussi, tant et si bien que le patron du bar finit par nous mettre à la porte. On avait du vider l’intégralité de sa cave 😀 Je ferme les yeux vers 4 ou 5h.

Vendredi : je vous laisse imaginer le mal de tête.
Deux cachets, des litres d’eau et surtout, surtout, pas de sieste. Le speed-dating, c’est dans quelques heures à peine, et impossible pour moi d’arriver assommée d’avoir dormi en journée. Je relis mes notes, un ami me fait réviser. Et puis il y a le pique-nique, qui se déroule sous la grande tente parce que l’herbe est encore humide. On grignote, on se rend en conférence (où je lutte pour ne pas m’assoupir). Je croise monsieur Bragelonne pour une séance de pitching improvisée. Ca ne fait pas vraiment partie du speed-dating, mais c’est tout comme. Je laisse de côté mon stress et écoute les conseils promulgués. Le speed-dating, le formel, l’institué, approche à grands pas. Je rejoins le petit groupe de jeunes auteurs qui va subir l’épreuve tant attendue. Silène Edgar nous guide jusqu’à une adresse à l’extérieur du site du festival. Un salon de thé très cosy, à la décoration apaisante. On nous fait patienter dans une salle tandis qu’à l’étage, les trois éditeurs se préparent à nous rencontrer.
Quand on nous annonce qui a fait le déplacement, je me fige d’excitation. L’Atalante est là. Je rêve de cette maison depuis dix ans au moins, depuis le jour où ado, j’ai ouvert l’un des premiers tomes du Disque-Monde. Silène nous explique comment ça va se dérouler, et nous demande de choisir deux éditeurs sur les trois présents, alors on s’exécute. Pour moi, ce sera L’Atalante et Mnémos. Durant l’attente, je laisse mes notes de côté et m’intéresse à autre chose, même si c’est difficile. Tout pour ne pas penser au moment où je vais me retrouver assise devant l’éditeur afin de convaincre. Je me dis que j’ai de la chance d’être là, et soutenue par des amis qui y croient beaucoup plus que moi. Et puis on m’appelle, alors une bouffée de stress me fait trembler pendant que je gravis les escaliers jusqu’à l’étage, là où patientent nos interlocutrices. Elle disparaît au bout des cinq secondes de lancement, grâce à la bienveillance de celles qui sont là pour nous rencontrer. Une fois le pitch exposé, elles relancent, posent des questions : « Quels sont les thèmes du livre ? », « Dites-en plus sur vos personnages », « À quel public est-ce destiné ? », etc.
Cette épreuve-là se répète donc deux fois. Entre les deux passages, on retourne dans la salle d’attente où l’on partage nos impressions, nos ressentis, nos joies ou nos déceptions. On se rassure mutuellement. Pour moi, c’est extrêmement positif, je repars avec des demandes de manuscrits et des promesses d’avis. Direction un restaurant pour retrouver d’autres amis. La pression retombe, la fatigue refait surface, mais mon sourire ne s’effacera pas du weekend 🙂

Samedi : J’émerge difficilement (du sommeil en retard, je crois ?) et arrive sur les lieux en début d’après-midi, pour la fin du pique-nique. Celui-ci s’est encore déroulé en intérieur, malgré le beau temps du jour. Beaucoup de papotages en perspective, quelques conférences (mais pas trop), des bains de soleil et des achats dédicacés. Une course entre deux auteurs se trame au stand du Chat noir, alors je fais gagner mon Agnès préférée 😛 (merci pour la belle lecture promise, ma belle). Vers 19h, on se dirige tous vers la remise des prix Imaginales 2014. Jean-Philippe Jaworski reçoit une deuxième récompense, mais on est surtout là pour féliciter notre copine Cindy Van Wilder et ses Outrepasseurs. Une fois la remise terminée, direction le restaurant où les bavardages se poursuivent. Certains nous quittent vers minuit, les plus valeureux d’entre nous se rendent au bar à vins, lieu de rencontre habituel. La soirée s’éternise encore jusqu’à 3h du matin. Demain, c’est dimanche, dernier jour. Je ne veux pas que ça s’arrête.

Dimanche : les lieux du festival sont beaucoup plus calmes. Certains (moi comprise) ont déjà fait leurs bagages en prévision de leur départ. Le public et quelques animations circulent encore dans les allées, mais on sent bien que c’est la fin. Le soleil est au rendez-vous, alors on s’installe sur l’herbe une dernière fois. Trois casse-cou nous racontent leur saut à l’élastique (au sens propre… et en plus, vous voulez recommencer l’an prochain ! Vous êtes fous :)) Dans quelques heures, je retourne à Lyon mais si j’ai le coeur un peu gros de quitter mes amis, il s’allège en repensant au contenu de ce weekend magique.

Je ne peux pas terminer ce compte-rendu des Imaginales 2014 sans dire merci. Merci à tous et toutes d’être là, grenouilles ou non, auteurs, éditeurs. Vous avez rendu ce weekend inoubliable, par votre soutien, votre gentillesse, votre amour pour l’écriture et les gens, votre passion intarrissable pour la littérature de l’imaginaire et la vie toute entière. Chère Gabrielle, à chaque fois qu’on en parle je retiens mes larmes de joie, je suis toujours à deux doigts de craquer. Oui j’ai trouvé ma place, j’y suis heureuse et je ne la quitterai pour rien au monde. Rien. Ces Imaginales n’ont fait que confirmer cela. Je vous aime, tous et toutes. Vive l’écriture et l’imaginaire 🙂