DMV#20 : Livres-jeux.fr, pour se tenir au courant des sorties ludolittéraires

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Livres-jeux.fr est un site web de chroniques spécialisées sur un thème qui m’intéresse tout particulièrement, puisqu’il aborde exclusivement les livres-jeux 🙂

Je suis tombée dessus par hasard alors que je cherchais des informations sur les différentes maisons d’éditions proposant des livres-jeux pour les adultes (c’est d’ailleurs grâce à lui que j’ai découvert les éditions Alkonost – allez y faire un tour, si vous aimez les livres-jeux vous ne serez pas déçus). Conçu comme un blog d’avis/chroniques littéraires, ce site est tenu par un passionné de livres-jeux et a l’avantage de catégoriser son contenu, ce qui facilite grandement la recherche.

On peut ainsi parcourir le site en cliquant sur des tags comme « LDVELH », « Labyrinthe » ou « Escape », ou bien rechercher un avis par niveau de difficulté du livre-jeu (enfant / famille / intermédiaire / expert).

La mise en page graphique est quelque peu sommaire, on est plutôt sur du fonctionnel, mais le contenu est tellement riche qu’on oublie assez vite l’esthétique globale du site.

A noter que le propriétaire du blog propose aussi ses services en matière de bêta-lecture et bêta-testing de livres-jeux, si vous avez un manuscrit sous la main 😉

Le petit + de ce DMV : Livres-jeux.fr s’essaie au format vidéo, pour celles et ceux qui préfèrent avoir des avis en images et sons !

DMV #14 : Ricochet, la mine d’or en littérature jeunesse

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Pour ce nouveau DMV, j’ai décidé de faire un article sur un portail dont je ne perds jamais une occasion de vanter les mérites : Ricochet.

Accueil-Ricochet-Mozilla-Firefox

Je suis certaine que pas mal d’entre vous en ont déjà entendu parlé.
Quand on fait une recherche en littérature jeunesse francophone, Ricochet est un INCONTOURNABLE. (oui, en majuscules et en gras :p )
Le portail est développé par l’Institut suisse Jeunesse et médias, et son point fort à mon sens, c’est son moteur de recherche avancée qui vous permet de trouver, dans une base riche de plus de 60 000 titres, le ou les ouvrages jeunesse qui vous intéressent.

2018-11-18 11_31_03-Livres _ Ricochet
Grâce à lui, vous pouvez filtrer par support (ils appellent ça « genre », mais pour moi ça prête à confusion, surtout en imaginaire), collection, éditeur, auteur/illustrateur, date de publication, mais aussi (et c’est très puissant) par âge cible, mots-clés présents dans les résumés/avis de lecture et même thèmes.

Le champ thèmes est un champ indexé (c’est à dire que vous avez un certain nombre de thèmes à l’intitulé normalisé qui vous est proposé), mais il est tout de même très complet et aide vraiment à affiner la recherche.

Vous pouvez aussi filtrer sur des critères tels que :

  • Est-ce que l’ouvrage a reçu un prix littéraire ?
  • Est-ce que l’ouvrage a été sélectionné par les rédacteurs de Ricochet ?
  • Est-ce que la fiche de l’ouvrage comprend un avis de lecture ?

En effet, l’autre grande force de Ricochet, ce sont ses avis de lecture, qui permettent à mon sens d’avoir un aperçu plus approfondi des œuvres pour vous aider à faire votre choix, quelle que soit la raison pour laquelle vous utilisez le moteur.

  • Vous êtes parent/proche et vous souhaitez offrir un ouvrage jeunesse pour un enfant/adolescent de votre entourage ?
  • Vous êtes enseignant/animateur/éducateur et vous avez besoin d’un ouvrage jeunesse comme base de construction d’une séquence pédagogique ?
  • Vous êtes auteur, et vous voulez connaître ce qui se fait sur une certaine thématique ? Ce qui a été publié par tel ou tel éditeur ? Ce qui est plébiscité ? Ou bien vous souhaitez vous documenter sur un âge-cible précis ?

Ricochet sera un excellent point de départ pour vos recherches exploratoires.

A noter qu’à côté de cela, le portail est une mine d’or informationnelle sur les éditeurs (plus de 1800 notices), les auteurs/illustrateurs (plus de 15000 répertoriés) pour la jeunesse. Il y a même une base de données des « prix littéraires » jeunesse (où vous pouvez filtrer par pays), avec des fiches qui rassemblent notamment les noms des lauréats de chaque année.

2018-11-18 12_17_17-Les Pépites du Salon de Montreuil _ Ricochet

Mais Ricochet, c’est aussi un site d’actualités et d’interviews autour de la littérature jeunesse francophone. Si je trouve un peu bizarre le classement de leurs résultats de recherche sur la page dédiée (les actualités ne sont pas rangées par ordre anté-chronologique, du coup vous avez les actus les plus anciennes qui apparaissent en premier sur la page EDIT du 21/11/2018 : après discussion avec l’un des super-héros responsables du site, il s’est avéré que c’était un bug ! Les actus les plus récentes sont bien en premier sur la page 🙂 ), l’idéal est tout de même de s’abonner à la newsletter afin de recevoir les infos directement sur sa boite mail.

Le petit + de ce DMV : la possibilité de se créer une bibliographie (un panier de notices que vous aurez préalablement sélectionnées), histoire de l’imprimer une fois votre recherche terminée… et de filer avec en librairie 🙂

Réforme du statut des artistes-auteurs : Comment se tenir au courant ?

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Je suis documentaliste de formation.
Du coup, quand il s’agit de creuser et d’extraire de l’info fiable du bruit incroyable que produit le web, c’est plutôt dans mes cordes 🙂
Ces derniers mois, on a assisté à pas mal de remous et de prises de paroles (surtout à l’écrit) concernant la réforme du statut des artistes-auteurs. Et c’est pas toujours facile de s’y retrouver entre les différents arguments avancés, les témoignages, les rumeurs et inquiétudes diverses, les manœuvres de communication de tout bord (tantôt qui apaisent le climat social, tantôt qui mettent le feu aux poudres)… Alors, pour celles et ceux que ça intéresse, je me suis dit que j’allais regrouper dans un billet rapide les liens utiles, des sources primaires ou secondaires avec de la donnée factuelle, histoire de suivre efficacement la progression des concertations en cours et futures sur cette fameuse réforme.

À consulter : le calendrier des concertations posté par madame la Ministre pour les mois à venir (Françoise Nyssen qui continuera à piloter cette concertation, malgré le fait que la régulation économique du secteur de l’édition lui ait été confisquée par décret) :

Le site dédié aux Etats généraux du livre (reconnaissable à son hashtag #auteursencolère) est à ne pas louper.
Développé par le Conseil permanent des écrivains (CPE), il reprend, dans une même page, les points de friction de la réforme et fait le bilan en rappelant les interrogations soulevées et où se sont pour l’instant arrêtées les discussions avec les interlocuteurs en charge du dossier.

A suivre de même pour leurs brèves et leurs actualités synthétiques :
– Le site de SNAC BD (le Syndicat national des auteurs et compositeurs)
– Le site de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse. Ce site est par ailleurs une mine d’or en matière de juridique et de fiscalité pour les artistes-auteurs, n’hésitez pas à explorer l’ensemble de ses rubriques.
– Le site du CPE (Conseil permanent des écrivains)
– Le site de la SGDL (Société des gens de lettres – L’adhésion est à 50 € et les membres qui passent par Paris ont la possibilité, grâce à la SGDL, de consulter une estimation de leurs chiffres de vente à l’Hôtel de Massa – 14ème arrondissement – via un accès au Panelsculture Gfk mis à leur disposition).

Il peut être aussi pertinent de garder un œil sur d’autres sources, telles que :
– Les actualités du Ministère de la Culture
– Les actualités du SNE (Syndicat national de l’édition), et plus particulièrement les communiqués de presse, afin de prendre connaissance du positionnement des représentants de l’édition sur la question (il y a même une newsletter, si vous préférez recevoir tout ça sur votre mail).

Comme dit plus haut, je suis documentaliste de formation. J’ai deux métiers, celui lié à cette formation initiale et le second, celui de romancière. Et comme beaucoup, ce deuxième métier ne me nourrit pas le ventre. Il m’enrichit de plein d’autres manières, mais ce n’est pas lui qui me permet de conserver un toit au-dessus de ma tête.
Dans mon cas, ça me va très bien. C’est un choix conscient : je n’ai absolument pas envie de laisser tomber la documentation, qui m’enrichit de plein de façons aussi, intellectuellement, socialement, durablement…
Si je faisais un choix différent, si je voulais vivre de mon seul métier de romancière en France, ce serait difficile, ce serait risqué. Ce serait une galère au quotidien. Non, en réalité, ce serait impossible. La plupart des gens qui témoignent dans ce sens ne sont d’ailleurs jamais strictement romanciers. Ils survivent de l’écriture, certes, mais ils cumulent le plus souvent plusieurs boulots dans le milieu, plusieurs « casquettes » comme on dit. Ce qui les paie, c’est avant tout un travail de représentation (par les interventions scolaires, les conférences dans les médiathèques, etc.), de prête-voix ou d’édition (que ce soit via la traduction, la correction, la direction édito, le travail d’écrivain-fantôme, la novélisation sur commande de licences, etc.). Dans la France d’aujourd’hui, on n’est jamais à 100% écrivain. Et demain ? Je ne me fais pas d’illusion, l’impossible restera ce qu’il est : tenace. Mais pour l’avenir, j’aimerais croire que le nombre et la diversité de celles et ceux qui font les littératures dans notre beau pays ne se détériorera pas, simplement parce que plusieurs réformes sont en train d’oublier l’importance de la culture pour notre rayonnement à l’international. La culture est un pouvoir ; la négliger sera toujours un désastre, à petite et à grande échelles.

Un rapport de l’IGAS (inspection générale des affaires sociales) et de l’IGAC (la même, pour le culturel) avec des préconisations est attendu pour octobre prochain. Quelque chose me dit qu’il sera intéressant de décortiquer ce document quand il sortira. Gardons espoir et restons solidaires !