Du côté des romans : Retissage d’une Trame, Des Coquilles en prospection et des Jeux plein la tête

Second article pour les actualités / bilan 2014 / projets 2015 !
Cette fois-ci, je me tourne vers mes projets de textes longs… Je m’y sens plus à l’aise que dans le texte court, je peux l’affirmer plus facilement désormais. J’ai besoin de place afin de développer des personnages dans un univers. C’est d’ailleurs souvent le reproche que l’on me fait sur les premiers jets de nouvelles, comme si les personnages et le monde dépeints se trouvaient un peu à l’étroit. Il faut croire que le format long convient mieux à ma plume.

Trameurs, mon premier roman, est toujours en cours de correction. Au stade où j’en suis (environ 60/65% de l’intrigue), ça ressemble de plus en plus à de la réécriture. Jamais deux sans trois, non ? (Oui, ce sera mon troisième remaniement de fond pour ce texte. Mais bon, quand on aime on arrête de compter, et j’adore triturer ce récit :D).
Après avoir fusionné deux personnages en un seul, je me suis accordée une petite pause histoire de reprendre mon souffle.
Ce roman fait définitivement partie des inclassables… C’est ce que je voulais obtenir, une histoire faisant honneur aux littératures de l’imaginaire sans que l’on puisse vraiment lui coller une étiquette sur le dos, mais après une première partie plutôt centrée sur l’exploration et la quête, l’intrigue vire carrément au récit d’enquête, et là… C’est quelque chose de difficile pour moi à gérer. Je sais qu’il faut que je remette à plat les informations que détiennent chaque personnage du récit, que je vérifie si la fausse piste tient la route, que j’équilibre l’ironie dramatique et le mystère tout en variant les points de vue. Je m’arrache les cheveux (juste un petit peu).

Donc, pour le moment, je laisse tourner tout ça en fond et je me détends dans un nouvel univers et un nouveau roman, FVJ, à base de magie et de jeux. De la fantasy pop-corn qui fait vraiment du bien – ça faisait six mois que j’attendais de le débuter, les freins ont fini par lâcher. Les mots me viennent pour le moment avec une facilité assez déconcertante (d’habitude, je suis beaucoup plus « tortue » que ça) dans cette première partie où je fais connaissance avec mes personnages. Bientôt 200000 signes et une dizaine de chapitres en boîte 🙂 (en gros, si j’avais tenu ce rythme l’an dernier, j’aurais bouclé mon second roman en 2 mois au lieu de 6…) Pourvu que ça dure, à ce train-là j’aurai terminé le premier jet (voire les premières corrections) d’ici l’été !!


N’empêche, je reste lucide : un ralentissement pointera le bout de son nez quand je serai plongée dans le second acte, ça ne loupera pas…
Je vais essayer de revenir parler de FVJ plus souvent sur ce blog parce que ce projet, qui mêle jeux et fantasy, compte beaucoup pour moi. J’espère réussir à donner de la substance au monde de Ludonesia et vous en donner un aperçu au fil de mes billets.

Quant aux Coquilles vides, après d’ultimes corrections et relectures fin 2014 / début 2015, elles sont parties voguer vers les boîtes (postales et électroniques) d’une première fournée d’éditeurs (six, il me semble ?). Parmi eux, je peux d’ores et déjà remarquer que, pour mes envois de manuscrits papier, je reçois étrangement des accusés de réception (alors que ce n’est pas le cas avec les envois électroniques – c’est quand même bizarre, quand on imagine la simplicité du mail par rapport au courrier classique).

Et après tout ça ?
Eh bien les idées n’arrêtent pas de remonter à la surface… 🙂 Une tout particulièrement qui me trotte en tête depuis plusieurs années maintenant et qui me permettra sans doute d’expérimenter la littérature jeunesse. Mais toutes les idées ont besoin d’une maturation et de toute façon, j’ai d’autres choses à finaliser avant de me consacrer pleinement à celle-ci !

Abracadabra !

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À l’heure où les fêtes de fin d’année approchent à grands pas…
À l’heure où le Noël de mon entreprise se prépare (avec, semble-t-il, un magicien farceur dont le matériel prend plus de place qu’un troupeau d’éléphants … et qui disparait mystérieusement au moment de le transporter)…
À l’heure où les corrections sur mon roman d’anticipation – les Coquilles vides – sont bel et bien finalisées… (l’envoi aux éditeurs est pour bientôt, j’en reparlerai dans un autre billet)

Il est temps que je lance officiellement mon prochain projet.
Enfin, c’est déjà fait depuis quelques semaines mais il y a toujours un temps de latence, vous savez ce que c’est, j’oublie toujours de passer par ici…  *met un coup sur la tête du Blog, qui commençait à ronchonner*.
Je me suis dit que ce serait chouette, quand même, si le ludique (sous toutes ses formes) devenait la base d’un univers, influençait ses territoires, son fonctionnement, ses créatures, sa magie. En amoureuse des jeux et de la littérature SFFF, j’ai décidé de marier les deux.
Et comme c’est plus rigolo de parler d’un projet avec un nom de code, j’utiliserai l’acronyme FVJ 🙂
(sans donner la définition, sinon c’est pas drôle)

Le défi supplémentaire pour FVJ réside en la construction de l’univers. Jusque-là pour mes romans, je bâtissais d’abord une intrigue et construisais un univers autour. Pour ce projet-ci, j’ai décidé de faire le contraire. Parce que je tiens à créer un monde qui me donne l’opportunité et l’envie d’y revenir, d’y construire plusieurs histoires, d’y développer plusieurs intrigues. Un univers où je me sente à l’aise et qui soit évolutif.
Toute la difficulté sera donc, dans un premier roman, de ne pas se précipiter, de ne pas dévoiler l’ensemble des facettes et, dans un même temps, de donner assez pour susciter l’intérêt, d’ébaucher des pistes pour plus tard…
Il va falloir que je me déniche des compétences d’équilibriste (et de magicienne, tant qu’à faire).

Le point positif est que je m’amuse déjà énormément à imaginer l’univers de FVJ et les débuts de pistes possibles 🙂
Pour ce qui est du premier roman, je possède un joli tableau de liège recouvert de scènes, qui fait office de vue d’ensemble. Je suis attachée à mon découpage en trois actes (tout à fait, y’a quatre lignes mais trois actes, m’embêtez pas), chaque couleur étant « plus ou moins » liée à un personnage ou à un point de vue…

Un essai de synopsis (sur liège, multicolore, bordélique, illisible)
Un séquencier (sur liège, multicolore, bordélique, illisible)

Alors je vous vois venir : « Olala, y’a beaucoup moins de cartons rouges et bleus à la fin, ça veut dire que des personnages meurent ??? ».
J’ai dit « plus ou moins » (il faut prononcer les guillemets) ! Ce qui valable au début l’est beaucoup moins à la fin.
Je vous rassure, c’est aussi coloré dans ma tête que sur le liège parce que oui, c’est autant le bazar dans ma caboche 😀

Si je sais à quoi mes personnages vont ressembler « moralement », je n’ai pas encore décidé de leurs autres attributs, à commencer par leurs noms (j’en ai 2 sur 5), ou leurs particularités physiques, langagières…
Et puis, construire un monde nécessite de répondre à mille et une questions : certaines sont prioritaires (car elles interviennent dans l’intrigue du premier roman, comme le fonctionnement de la magie, la représentation de celle-ci, son lien avec les territoires et les créatures vivantes, les croyances et les religions, les échanges entre les archipels, etc.) ; d’autres le sont un peu moins (le système monétaire, les modes vestimentaires, la vie quotidienne)… Mais je sais qu’elles deviendront vite incontournables – au moment de l’écrit.

Prochaine étape du travail (qui a déjà commencé) : peaufiner le séquencier (mais sous tableur, histoire que je puisse me balader facilement avec), rentrer un peu plus dans le détail des scènes (pas trop non plus : je sais d’emblée que si je prévois trop de détails, la phase d’écriture va perdre ses côtés fun), et continuer à prendre des notes quand des idées sur l’univers de FVJ apparaissent. Je fais ça depuis quelques mois et ça me réussit plutôt bien au teint 🙂

Un pitch-martyr pour vous plonger dans l’ambiance ?
Dans le monde insulaire de Ludonesia, jeux, territoires et magies ne font qu’un. Alors, quand un nouvel archipel fait son apparition, les ennuis commencent… Au cœur de cette apocalypse, cinq vies aux Destins croisés s’égarent, s’affrontent et s’entraident afin de tirer leur épingle du jeu.

*Lance une poudre à ses pieds et disparait dans un volute de fumée parfumée aux pralines*

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