DMV #7 : PsychoActif, ou comment écrire à propos des drogues sans en consommer

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Attention, information capitale : il n’est pas utile d’avaler des bonbons ou de chasser le dragon pour écrire à propos des drogues.
D’ailleurs, ça vaut pour toute conduite à risques. S’il fallait attendre d’expérimenter une overdose pour pouvoir en parler, il ne resterait plus beaucoup d’auteurs sur Terre (avouez, ce serait dommage).
Du coup, il y a maintenant 2 ans, j’ai testé « écrire un roman à la première personne qui parle entre autres d’addiction à une substance X » sans en consommer moi-même. (Pour en savoir plus sur le roman en question, c’est par ici). J’ai l’avantage, dans le cadre de mon autre métier, d’avoir accès à tout plein de documentation papier sur la question, mais rien ne remplacera Internet. La toile est d’une richesse incomparable lorsque l’on cherche du vécu et des témoignages sur le sujet.
Suivez mon regard :

psychoactif

Le site internet PsychoActif est avant tout destiné à un public consommateurs de substances psychoactives, bien sûr, mais il constitue une mine d’informations pour celles et ceux qui souhaitent simplement se documenter. La partie nommée PsychoWiki rassemble énormément de données sur l’histoire des drogues, les effets de la consommation de substances sur l’organisme, les niveaux de dépendance, les usages. Comme dit plus haut, PsychoActif est aussi un espace communautaire, d’échanges bienveillants et de soutien pour les usagers : vous trouverez sur le forum des centaines de témoignages souvent intéressants sur le fond (mais aussi sur la forme, pour le vocabulaire employé) et moults infos récentes sur les usages à moindre risque.

Le petit « plus » de ce DMV à lire, c’est d’ailleurs l’engagement de ses modérateurs. Grâce à eux, PsychoActif et sa communauté perdurent, pour toujours plus de réduction des risques 🙂

DMV #6 : Hurler sans bruit

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Il est rare que j’écoute des podcasts, car je suis souvent déçue par la qualité du son, des transitions ou du contenu. En plus, les émissions en podcast sont plutôt des formats longs (plus d’une heure, parfois deux d’après ce que j’ai pu constater jusque là), ce qui ne facilite pas les choses (j’ai rarement autant de temps devant moi à consacrer à une simple écoute).
Il n’empêche qu’il y a quelques mois, je suis tombée sur une émission qui m’a plutôt bluffée, à la fois par la clarté du ton, sa bienveillance et aussi par le fond (assez pour que je m’y abonne, en tout cas) : il s’agit de Hurler sans bruit.
L’émission aborde principalement les techniques d’écriture, mais HSB a déjà fait une édition entièrement consacrée à un auteur de fantasy (David Gemmell), où il prend le temps de décrypter son œuvre.

Copains et copines auteurs, vous n’apprendrez peut-être pas de choses nouvelles via ces podcasts, mais je trouve ça bien, de temps en temps, de recevoir des conseils (ou des piqûres de rappel) sous une autre forme que la lecture, d’autant que HSB les dispense de manière claire et pédagogique.

hsb

Le petit « plus » de ce DMV ? Peut-être le fait que HSB semble être amateur d’imaginaire 🙂 Et qu’on peut espérer encore plus de sujets tournés vers ce genre-ci à l’avenir. Son émission sur le worldbuilding (ou création de mondes, thématique chère à la fantasy) est une très bonne entrée en matière.

DMV #5 : Bob, l’autre trésor de la langue

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Bien avant de me payer un dictionnaire spécialisé, et bien après avoir emmagasiné pas mal d’argot en écoutant mes chers darons, je me référai à Bob pour toutes mes interrogations autour du français populaire.
Ce dictionnaire collaboratif est une pépite à ne pas manquer : d’abord, parce qu’il peut vous aider à colorer le phrasé de certains personnages, à vérifier le sens, parfois perdu, de certains mots et locutions populaires. Et ensuite, parce que si vous êtes curieux de l’origine des mots, il vous aidera sans doute à la retrouver.
De plus, Bob fonctionne par « citations », c’est à dire que ses contributeurs sont invités à citer une phrase complète dans lequel se trouve le terme à définir, afin d’en expliquer son emploi et d’en mesurer sa fréquence d’apparition.
En plus, l’avantage est qu’à chaque recherche de terme, vous avez aussi les synonymes qui apparaissent. Un exemple en image avec le terme « gougnafier » :

gougnafier

Le petit « plus » de ce DMV, c’est la formidable bibliographie qui y est développée : vous y trouverez les références pour approfondir des dizaines d’argots spéciaux, tel que celui des drogues ou bien celui des matelots… Allez trifouiller ce bon vieux Bob, vous le regretterez pas, juré, craché 🙂